Analyses et conseils

Les bons et mauvais choix pour 2014

Bien investir, c’est aussi comprendre et savoir analyser les informations tant économiques que politiques. Les faits saillants de notre actualité ont en effet des répercutions directes dans le monde de la bourse et de la finance. Et suivre les annonces de la Banque fédérale américaine et du FMI, les chiffres de l’emploi, les perspectives de croissance ne suffit pas, les grands évènements internationaux ont également des répercussions fortes sur les marchés. Nous vous présentons donc ci-dessous un bref panel de conseils et d’analyses glanés sur le web au sein de sites prestigieux comme ceux de Forbes, Bloomberg ou de la presse économique internationale.

Le trading en Options Binaires

Aussi longtemps que la croissance globale reste modeste, l’investissement sûr est celui des actions, en particulier celles des grandes entreprises européennes et américaines. Et si la croissance s’accélère un peu, éventuellement dans celles des marchés émergents qui pourraient profiter d’un redémarrage de la confiance. Mais ce dernier point risque bien de ne se produire qu’avec un bon décalage, tablons plutôt sur 2015 ou 2016. Notons pour renforcer ce point de vue que le FMI table sur une croissance mondiale modérée de 3.6%, mais néanmoins en progression par rapport à celle de 2013 (2.9%).

Alors que l’investissement de longue durée n'est pas forcément intéressant vu que les taux pourraient augmenter avec la reprise économique, on privilégiera donc les actifs de courtes durées dans les zones où la valeur existe encore, comme les prêts aux entreprises supérieures (généralement détenues par un fonds) ou la dette bancaire subordonnée.

Attention aux titres surévalués

On notera cependant que certains titres ont déjà largement progressés sur 2013. Trop sans doute… Effet de mode ou effet de groupe ? Peu importe, ce qui compte c’est de bien se rappeler qu’il faut éviter d’investir dans des titres dont la valeur est désormais telle qu’ils n’ont plus beaucoup de marges de progression mais doivent plutôt consolider les attentes placées en eux. Parmi ces stocks très bien cotés, on note par exemple Netflix et Tesla Motors dont les valeurs ont été multipliées par trois depuis 2012. Ces titres ont tout à prouver et, en cas de problème ou de ralentissement, le retour de balancier pourrait être sévère, ce qui en fait de facto désormais des investissements à tendance spéculative.

Au top : les obligations

Les prix des obligations a fini par dévisser un peu en 2012, après 30 ans de croissance régulière. Certains experts prédisent que ce déclin pourrait continuer, d’autres tablent sur le rachat de bonds par la FED afin de privilégier une politique économique visant la baisse des taux d’intérêts et leur maintien à un niveau bas, avec pour conséquence une bonne stabilité globale des bonds sur les marchés. Notons que déjà de 2000 à 2012, le retour sur investissement des obligations était supérieur à celui des actions. Dans ce dernier scénario, cette tendance pourrait se maintenir faisant des obligations une option stable, même si peu rentable.

Attention aux obligations d’état à long terme

Les bonds d’état à long terme souffrent des taux réduits actuels et en cas de redémarrage et de montée des taux ou de l’inflation leur retour sur investissement diminuera. Selon cette hypothèse, il serait peut être intéressant de se tourner vers des investissements en bonds jugés plus spéculatifs : comme ceux des états européens membres de la zone euro largement touchés par la crise. Les restructurations ont eu lieu, l’euro ne s’est pas effondrés et le retour sur les marchés de ces économies en souffrance se fait via des emprunts d’états dont les taux sont certes encore jugés à risques mais largement moins qu’il y a un an ou deux. Par contre leur rentabilité est, elle, inégalée sur les marchés développés.

Perspective 1 : le redémarrage européen

Le redressement de l’économie européenne se poursuit et Le Crédit Suisse anticipe une accélération de la croissance des bénéfices en 2014, avec une valorisation potentiellement plus attractive qu’aux Etats-Unis. Parmi les pays européens, le Crédit Suisse est actuellement favorable à l'Allemagne, et aux titres émanant d’entreprises allemandes, vu son rôle moteur dans la reprise. Pour les investisseurs à haut risque : les stocks à l'échelle européenne des petites et moyennes capitalisations et les banques sélectionnées sur de faibles valorisations. Pour les investisseurs à faible risque : les actions à dividendes offrent un risque potentiellement plus faible avec des rendements plus élevés que les titres à revenu fixe.

Perspective 2 : l’évolution du Forex

Le dollar américain devrait se renforcer contre certaines devises, comme le yen, et s’échanger au plus haut de fourchette de valeurs contre d’autres, comme l’euro. Selon ce principe, on achèterait donc USD / JPY, comptant ou à terme et on vendrait l'EUR / USD vers le haut de la gamme. Dans les marchés émergents, il serait avisé de se débarrasser des devises des pays déficitaires pour les remplacer par celle de pays excédentaires et des pays ayant entamés des réformes structurelles.

Perspective 3 : le marché des Matières premières

Pour beaucoup d’investisseurs, l’intérêt des matières premières semble souvent se résumer à un seul représentant : l’Or, valeur refuge ultime en cas de crise internationale ou d’attaque terroriste. Mais les performances du marché de l’or furent loin d’être idéales en 2013. Beaucoup d’investisseurs soulignent en outre que la forte volatilité des matières premières fait qu’elles présentent des risques bien supérieurs à ceux des marchés des actions et des obligations. Cette volatilité est relative à plusieurs facteurs : le climat pour les matières périssables (coton, sucre…), la situation géopolitique locale et globale pour la plupart d’entre elles. Dans tout les cas, l’approvisionnement reste au cœur de cette volatilité. Un autre argument joue en défaveur de l’investissement dans les matières premières : la faible inflation des pays industrialisés doublée par une reprise de croissance lente (et donc une consommation stagnante ou en très faible progression). L’instabilité des anciens pays issus de l’Union Soviétique peut également jouer sur les approvisionnements énergétiques de toute la région, voire du continent, mais ce type de facteurs est plus à même de créer une volatilité encore accrue que de réelles perspectives d’investissements stables. A considérer en tant que produits spéculatifs pour 2014 donc.

Perspective 4 : Entreprises riches en liquidité

Certaines sociétés accumulent d’importants fonds de trésorerie et ce depuis plusieurs années. La pression des actionnaires à investir dans la croissance ou à remettre de l'argent en circulation est de bons augures pour l’activité d’acquisition et de fusion. Les investisseurs cherchant un investissement à risque modéré devraient favoriser les entreprises ayant un fort flux de trésorerie disponible et la possibilité de racheter des actions. Les investisseurs qui ont plus l'appétit du risque devraient opter pour les entreprises qui sont les cibles potentielles de consolidation ou qui pourraient bénéficier de cessions d'actifs via des restructurations.

Perspective 5 : la Chine accélère ses réformes

La troisième session plénière du Comité central chinois a annoncé une direction claire pour les réformes structurelles, dotée d’une production accélérée et de la libéralisation accrue du marché financier. Ce qui devrait accélérer le rééquilibrage des exportations et de l'investissement vers la consommation. La sélection des titres sur lesquels investir est la clé ici : on ciblera donc ceux qui peuvent obtenir une exposition aux entreprises mondiales, régionales et nationales tout en pouvant bénéficier de ces réformes structurelles. CNY et CNH (Yuan chinois Offshore) restent les meilleures idées concernant le marché des taux de change, on attend en effet qu’ils subissent une appréciation graduelle dans le cadre de la réforme du taux de change.