Placement : progression des valeurs européennes

Le directeur de la gestion de B Capital, Bernard Lamielle, a établi un classement des sociétés européennes en quatre groupes distincts, suivant leur prix.

Potentiel de gain bien présent 

Les mois de juin à septembre 2016 ont été, historiquement, des mois de baisse, notamment avec la chute de 4,2 % du  CAC40 depuis 1987, en moyenne. Cependant, Bernard Lamielle estime que malgré des marchés en baisse, on peut réaliser des opérations intéressantes. En effet, il pense que 40 % des valeurs européennes devraient augmenter davantage que le marché.

Le contexte est favorable à une révision de son portefeuille boursier : investissement pour un placement argent et sortie de certaines valeurs. Il faut éviter de commettre l’erreur de retirer trop rapidement ses gains.  En effet, d’après une étude effectuée par la société américaine Delbard, retirer trop vite ses gains représente un coût annuel  de 3 % de performance.

Classement des sociétés 

Le conteste est plutôt favorable aux actions : augmentation de la croissance, révision en hausse des bénéfices par actions depuis plusieurs mois, recrudescence de l’investissement et baisse du risque politique. Pour qui veut acheter des actions, voici un classement des entreprises, suivant les prix relevés sur les marchés.

Groupe A : il regroupe les sociétés dont il faut sortir, en tenant compte des projections à moyen et à long terme, telles Arcelor, Gemalto ou encore Vopak.

Le groupe B comporte des sociétés dont le cours accuse une pause dans la baisse. On y trouve Carrefour, EDF et Klépierre notamment. Il convient de sonder leurs fondamentaux (stratégie, management, endettement, etc.) pour estimer s’ils vont bifurquer vers le groupe A ou vers le groupe C.

Le groupe C  centralise les valeurs que l’on peut acquérir en toute sérénité si on veut devenir trader ou les garder dans son portefeuille si on les a déjà. Biomérieux, Sanofi, Ruby, Atos, Duerr et Inditex en font partie. Le prix des actions des entreprises de ce groupe donne la possibilité d’attendre le changement de la tendance et le basculement dans le groupe D.

Le groupe D, justement, contient les titres dont il faut saisir les bénéfices ou surveiller les fondamentaux car ils peuvent chavirer dans le groupe C ou, même, dans le A. Hermès, Vallourec et Telefonica se trouvent dans ce groupe.