Placements : que faut-il faire pour profiter des opportunités avant les élections

Les élections sont propices aux réformes fiscales, mais lesquelles ? Difficile d’anticiper les résultats du second tour, mais des pistes existent dans plusieurs domaines.

Pour vos placements immobiliers : ne faites rien

M Macron souhaite réformer l’ISF en le calculant principalement sur les biens immobiliers détenus. M Fillon veut abaisser les droits d’enregistrement et faire passer la durée de détention d’un bien à 15 ans avant son exonération d’impôts sur les plus-values. L’afflux de biens sur le marché pour éviter leur taxation à l’ISF, sera le bienvenu. L’offre étant faible.

Assurance vie et placement argent : investissez

Seul le candidat Macron change la donne en taxant les plus-values, mais de manière dégressive. Comme aujourd’hui alors que la limite de huit ans bénéficie aux détenteurs de contrats. Si vous jouez ce candidat gagnant à la Présidence de la république, investissez sur vos assurances vie pour un placement argent avant que la loi ne soit votée. 

La transmission d’entreprises en débat

Mme Le Pen exonère les plus-values d’actions de PME détenues depuis plus de 7 ans. François Fillon et M Macron imposent une flat tax de 30%. En comparaison, aujourd’hui les transmissions d’entreprises sont taxées à 22.5% sur les plus-values après 8 ans de détention. Les propriétaires de parts sociales devraient être tentés de vendre leurs participations. Quant aux dividendes, il est sûrement préférable d’attendre la mise en place du nouveau gouvernement pour les distribuer. La flat tax étant préférable au versement des prélèvements 21 % plus les 15.5 % de CSG. Vendre ou acheter des actions de sociétés cotées ne présente pas de caractère d’urgence. Vous pouvez devenir trader, rien ne change.   

Transmissions d’un bien familial

Le système reste en l'état si Mrs Mélanchon ou Macron deviennent président. M Fillon et Mme Le Pen réforment le système à la marge. Favorisant plutôt les donateurs à la fois de biens de famille et des entreprises. Il n'y a donc pas de décisions à prendre avant les élections.