Quels placements financiers éviter en 2017 ?

En 2017, investissement semble devoir être synonyme de prudence. En Europe, plusieurs élections sont en vue : législatives aux Pays-Bas en mars, présidentielles, puis législatives en France en mai et juin, et législatives en Allemagne en septembre. Or, les risques liés à la montée des mouvements anti-européens inquiètent les investisseurs. L’attentisme électoral est donc une donnée inévitable. 

Dans ce contexte, la question suivante se pose : quels types de placements financiers sont à éviter absolument ? Si prédire l’avenir est bien entendu impossible, une analyse globale de la situation permet déjà d’identifier le placement argent à risque. 

Les obligations d'État de la zone euro

Vous souhaitez acheter des actions ? Restez méfiants vis-à-vis des obligations d’État de la zone euro pour l'instant. Si elles sont remontées légèrement (un peu plus de 1% pour l’OAT 10 ans française), elles restent bien en-dessous des obligations d’État américaines (+2,5% pour le Treasury Bond 10 ans).

De plus, même si vous souhaitez devenir trader, l’investissement en direct dans les obligations n’est pas simple pour le grand public. 
Bon à savoir toutefois : les assureurs-vie ont de moins en moins d’obligations d’État dans leurs portefeuilles, jusqu’à moins de la moitié pour certains. Les obligations d’entreprises ont en revanche le vent en poupe. Un exemple à suivre ?

Les SICAV monétaires

Avec un recul de 0,6% en moyenne, les SICAV monétaires affichent une performance négative en 2016, et cette situation devrait perdurer en 2017. La remontée des taux d’intérêt directeurs de la BCE (Banque Centrale Européenne) ne semble pas être à l’ordre du jour. Tout espoir n’est pas perdu à l'horizon 2018, mais cette année, mieux vaut passer votre chemin.

Privilégiez plutôt l’épargne règlementée, en particulier le PEL : bien que très faibles, les rendements restent plus attractifs car sans risque de perte. 

Les placements défiscalisants

À l’approche des élections françaises, difficile de savoir ce que la situation fiscale va devenir : cela repose en grande partie sur les résultats. Mieux vaut donc éviter les placements soumis à des conditions de défiscalisation, du moins en attendant de savoir où vous mettez les pieds.