Du nouveau dans le domaine  des assurances-vie

Le niveau historiquement bas des taux d'intérêts a amené l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) ainsi que le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a intervenir pour faire remarquer que leurs demandes réitérées d'ajustement à la baisse n'avaient pas été suivis. La baisse de 0,25 points qui a été constatée paraît insuffisante au HCSF dans le contexte financier actuel de taux d'intérêts durablement bas. Nul doute donc : l'encadrement des assureurs-vie va devenir plus de plus en plus contraignant. La préconisation de la « poursuite des ajustements à la baisse » va entraîner la fin des rémunérations irréalistes, les assureurs et les banques ne peuvent ni ne doivent mettre en danger leur propre santé financière.

Une intervention politique qui ne sera pas sans conséquences

Ces recommandations interviennent alors même que la Loi Sapin 2 prévoit de donner au HCSF des pouvoirs plus étendus de « renforcer la base juridique des pouvoirs macroprudentiels contraignants du HCSF pour les étendre au secteur de l'assurance », pour reprendre les termes exacts du projet de loi. Il devient donc dans ce contexte de plus en plus probable, et même quasiment certain, que la provision pour participation aux excédents (appelée reprise de la provision pour participation aux bénéfices dans le texte de loi) soit mise en route, et qu'il va devenir de plus en plus difficile d'obtenir des rendements élevés au travers de l'Assurance-vie.

Comment réagir ?

Les éléments cités associés aux difficultés de l'épargne (là aussi le HCSF va sans doute intervenir) font que le placement argent devra être effectué selon des modalités différentes si l'on souhaite de bons rapports. Acheter des actions, regarder du côté de la bourse, devenir trader, va devenir encore plus demain qu'hier la façon privilégiée d'obtenir des rendements élevés en ce qui concerne l'argent que l'on souhaite placer.