Comment ne pas se tromper en investissant avec crowdlending

En 2015, 27 plateformes françaises de crowdlending ont prêté 2 196, 3 millions, contre 88,4 millions en 2014. L’engouement pour cette forme de financement participatif se confirme. Les emprunteurs plébiscitent cette méthode, car elle présente de nombreux avantages. Tout en leur permettant d’accéder rapidement et facilement à un financement, les prêteurs bénéficient d'un placement argent aux rendements plus élevés que ceux offerts par bon nombre de produits d’épargne classiques.

La recette gagnante du crowdlending

Pour autant, le crowdlending reste un placement à manier avec précautions compte tenu de certaines contraintes. Il faut se souvenir qu’un prêt est amortissable entre 2 et 6 ans, ce qui signifie que l’argent investi ne peut être récupéré avant le terme échu. Autre risque : si la plateforme rencontre des problèmes de trésorerie, le client peut peiner à récupérer son argent. Aussi il ne faut jamais investir plus de 20 % sur une plateforme de crowlending qui s'avère moins risqué que d'investir en bourse.

Les prêteurs pour garantir la réussite de leur investissement doivent réunir les données de la formule gagnante.

Ils choisiront, déjà des plateformes qui possèdent d’importants capitaux propres. Ensuite, ils privilégieront des sociétés ayant déjà quelques années d’existence. Toutefois, même si une plateforme venait à faire faillite, elle n’utilise jamais l’argent des prêts pour solder son passif, ce qui assure la pérennité de l’entreprise.

Ces critères réunis les prêteurs prendront en compte le taux de défaut que tous les Intermédiaires en financement participatif (IFP) doivent communiquer à leurs adhérents. Ce risque est inévitable et va de pair avec la vie et les risques rencontrés par les sociétés qui ont levé des fonds.

Si certaines plateformes comme Lendix n’ont pas encore rencontré de cas, il est normal qu’elles y soient confrontées tôt ou tard. Unilend sur 265 projets financés compte une quinzaine de dossiers en délicatesse. Ce qui s’avère un petit chiffre après deux années d’existence. Car comme la banque en ligne, ces plateformes sont sujettes aux aléas classiques des organismes financiers.