Fiscalité trop lourdes qui freine l'investissement

L’Association nationale des sociétés par action (ANSA) vient de réaliser une étude dont les conclusions expriment que la fiscalité actuelle dissuade les particuliers d’investir dans les valeurs mobilières. Ce constat explique que les prélèvements sociaux ont un impact négatif sur le placement argent.

A quoi correspondent les prélèvements sociaux ?

La fiscalité française prévoit des prélèvements sociaux qui s’appliquent à l’épargne et plus particulièrement sur les dividendes de valeurs mobilières (actions, obligations..). Le taux de ces prélèvements sociaux représente un total de 15.50 % et est composé de la CSG ( 8.20%) , de la CRDS ( 0.50%) , du prélèvement social (4.50%), du prélèvement de solidarité (2.00%) et des contributions additionnelles (0.30%). Ces prélèvements sur les dividendes de valeurs mobilières sont aujourd’hui plus importants que ceux qui concernent les revenus d’activité comme les salaires ou même ceux de l’immobilier.

Quelles sont les conclusions de l’ANSA ?

Cette fiscalité devenue lourde,  l’épargnant français est dissuadé d’investir en bourse. Cette pratique de l’investissement en bourse a d’ailleurs aussi contribué au succès de la banque en ligne qui propose des services performants dans ce domaine.

L’ANSA précise aussi que cette fiscalité française a été multipliée par treize entre 1991 et 2016 et qu’elle est maintenant plus lourde que celle pratiquée dans d’autres pays européens comme l’Italie, le Royaume Unie ou l’Allemagne.

Il faut aussi noter que ces prélèvements sociaux touchent donc plus fortement les placements en valeurs mobilières que d’autres produits d’épargne et que cela est finalement dommageable pour l’économie qui aurait besoin de cet investissement.

Dans ce contexte, il ne faut donc pas s’étonner que le niveau du patrimoine des français consacré aux actions cotées ait diminué de moitié depuis 2000 en passant de 8.8 % à 4.2 % en 2013 et 2014.

Au-delà de la fiscalité, l’ANSA concède aussi que la fluctuation des marchés financiers a aussi contribué à cette baisse d’investissement.